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Julia Ricci

Chambre 11

l'Appel

Dans le hangar à bateaux j’ai trouvé un plat en métal, il doit être en inox, en argent ç’aurait été mieux, mais bon, ça fera le job.

J’ai plié mes cordes, soigneusement roulé la cordelette, faudrait pas qu’elle nous fasse des noeuds elle ! J’ai ensuite pris 3 robes rituelles, 4 brûle-encens, 4 petites torches et un gobelet en argent dans ma grosse valise spéciale, et j’ai rempli mon sac à dos grand format sans oublier le chouchenn. J’ai fixé mon tambour à l’extérieur du sac et je me suis mise à réfléchir au texte de l’incantation. Si si, les mots sont importants. Surtout quand tu t’adresses à Taranis.

Voyons, concision et simplicité, c’est toujours ce que répétait Soizic en pareil cas. Appel/demande/merci, et on évite les formulations trop pompeuses impossibles à retenir.

”Taranis, Protecteur de la Tribu, moi, la Matriarche, je demande ton aide ici.
Que ton bras puissant délivre Raphaël des sorts jetés par notre vieille ennemie.
De mon coeur et mon âme te remercie
Grand-Frère, qu’il en soit ainsi.”

hmmm pas trop mal … bon, papier dans la poche, le remerciement aux esprits du lieu c’est dans la tête !

Maintenant, aller chercher Hugo, sortir Raphaël de ses rêveries, la nuit tombe, il est temps d’y aller, on a un peu de marche à faire !


Arrivés en haut, je leur ai demandés de se changer, pendant que je traçais les cercles et que j’installais les brûle-encens sur un lit de sable aux 4 points cardinaux et les torches près de la cabane. Puis j’ai lâché mes cheveux et j’ai rempli le gobelet d’hydromel, nous nous le sommes partagé en remerciant les esprits du lieu de nous permettre de l’utiliser.

J’ai ensuite fait signe à Raphaël de s’assoir dans le petit cercle, Hugo et moi, chacune munie de notre instrument, avons pris place dans le plus grand.

Nous avons commencé à jouer en alternant les coups et en parcourant lentement la circonférence du grand cercle. Au bout de 3 rondes, je me suis arrêtée, et j’ai lancé mon invocation du plus fort que j’ai pû, en y insufflant tout le besoin d’aide que nous avions, et la certitude que nous allions la recevoir. 3 fois les deux premiers vers, une fois les deux derniers, plus doucement.

Il a répondu d’un grand éclair rouge qui a déchiré la nuit d’un claquement sec de fouet. Un long cri de douleur et de haine à résonné dans la Forêt. J’ai senti un poids s’ôter de ma poitrine, j’avais envie de rire et de chanter, toute pression relâchée.

ON L’A FAIT Hugo !!! Elle m’a regardée, interrogatrice … merde, elle a rien vu ? rien senti ? Bon ben, on se déconcentre pas, je remplis à nouveau le gobelet et nous le vidons en remerciant les esprits du lieu de leur hospitalité. Raphaël sort de sa transe, tiens, on dirait qu’il a le regard plus vif ! Bien.

Rhabillage en vêtements “civils”, rangement et nettoyage de la clairière. On est rentrés en finissant la bouteille de chouchenn au goulot. Heureusement, ça descend sur la majorité du parcours. C’est bien, il est tard, une lune timide nous accompagne.

Et là je vais dormir, je suis cuite. Je pense qu’Hugo va faire de même, il est tard, très tard. Le seul qui risque d’avoir la pêche tout à l’heure c’est Raphaël … faut dire qu’il a quasiment 15 ans à rattraper…

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