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Côme de la Caterie

Chambre 9

Il ne manque pas d'air…

Amour.png, sept. 2020

Je n’ai plus sommeil… Il n’est même pas 05:00 du matin. Éveillé ou, plus exactement, somnolent, j’accompagne mon insomnie avec un peu de musique à faible volume… Je l’entends à peine mais c’est suffisant…
Playlist BO d’anthologieUn été 42Nos plus belles années
Finalement, je me lève… et je te bouscule…
Je te bouscule ? Même pas, hélas… Nobody to bouscule in da place ! comme on dit quand on ne connait pas bien l’anglais.
Je me lève, je vais sous la douche… Je pense à Fabien. Je pense une fois de plus à Fabien. Un flash, exactement comme quand j’avais deviné sa silhouette sous la douche, au sauna.
J’allais sous la douche moi aussi. J’étais debout, à côté de lui… Non, nu devant lui. Il ne se savonnait pas, c’était plus… euh… c’était mieux que ça… Il est passé devant moi, en m’éclaboussant. Je l’ai suivi. Ses fesses, ses épaules… Et puis voilà.
Je suis sous la douche ce matin, nu mais seul…

Il est bien tôt, pas de café, pas de pain au chocolat dans la salle. Même pas une pomme oubliée de la veille…

Je descends. Je me glisse dans le patio. Les fauteuils sont bien alignés…
Silence de la nuit. Je me sens bien, seul. Même si…
Même si j’ai quand même envie de quelqu’un, même d’un inconnu… Là. Maintenant. Avec moi… A condition qu’il ait de belles épaules. Et des yeux bleus… et un… non, ça, on ne le dit pas… c’est cadeau !

La lune n’est plus visible, le soleil peine sous les nuages.
Je chemine lentement, machinalement. Au loin, Pollox. Voilà… le Café des Sapins comme but matinal, un petit gâteau, le quotidien du coin, (même si ce n’est que Hebdo 39, ça se lit quand même), c’est un bon plan…
J’enjambe joyeusement et élégamment (euh non, pas élégamment…) disons que j’évite en sautant quelques flaques, témoins des ondées de cette nuit et puis je l’ai vu, LE panneau.
Un panneau immense, un panneau 4x3, comme ceux qui annoncent d’habitude que la vie est plus belle à Auchan
Dingue. Un panneau avec le nom de Paul Dindon affiché dessus. Le client de la 20.
In love with Paul Dindon et c’est signé avec un nom de mec…
Damned. Il en est ?
Bon ben OK… Il en est, et moi je ne l’ai même pas senti. Je ne m’en suis pas douté…
Tu vieillis, ma fille !
Ben oui, je vieillis, évidemment… Je vieillis ET je suis jaloux !
Dans ma tête, à ce moment là, coule en boucle cette douce mélodie de Julien…

Aime-moi
Déshabille-toi
Aime-moi
Aime-moi
Et nu contre moi
Aime-moi
Même si les hommes d’avant moi
T’ont aimé
Je t’aime [1]

Envieux. Tout simplement envieux que cette affiche, que cette attention ne m’aient jamais été dédiées. Ou plutôt que cette idée ne me soit pas venue à moi, avec Fabien comme cible…
Envieux…
J’ai lu, il y a longtemps, que l’envie est un feu qui dessèche. [2]
Donc vivement Pollox, son café des Sapins, sa place de l’église, ses pains au chocolat (deux, s’il vous plait !) et mon café !
Caféiné mais pas desséché le Côme en ce début de matinée !

Et dans ma tête, je pense sans fin à ce que j’ai lu, je pense à Paul Dindon. Il est… C’est pas possible…
Quoique…
En même temps… Avec ces initiales-là…
C’est ton destin chantent les Inconnus… [3]

Notes

[1] Aime-moi - Julien Clerc - 1984 (J’ai masculinisé deux adjectifs…)

[2] Chevalier de Méré / Maximes, sentences et réflexions morales et politiques

[3] C’est ton destin - Les Inconnus - 1991

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