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Henri Bonaventure

factotum

Sus au sandre

Finalement elle va peut-être démarrer avant douze ans. Au concours du comice agricole de Pollox, sans aucun doute, voire même en ligue départementale, elle aurait toutes ses chances !

Six kilos sur la balance mon sandre ! Quatre-vingts centimètres au garrot. Voilà ce que la crevette a sorti avec la canne à pêche toute neuve que je lui avais offerte pour son anniversaire.

Aucun doute, elle fait partie de ces gens, qui une fois avertis ou instruits, deviennent largement meilleurs que leurs professeurs, avec une aisance à faire pâlir d’envie le premier expert venu.

Bilan de la pêche de ce matin :

  • mon sandre, mon beau, mon précieux, qui va terminer en brochettes avec une sauce au basilic en compagnie des deux autres, plus petits mais d’une taille somme toute honorable, qu’elle avait attrapé ensuite ;
  • deux brochets, qui se sont auto-suicidés sur nos lignes quand Nicolas, campé debout dans la barque à chercher de la 3G avec son téléphone, avait failli nous mettre à la baille, à se retourner sans prévenir à droite et à gauche.

— Wesh, c’est la d, pas moyen de choper de la data, saynul ce quartier bro ! M’avait-il dit quand je l’avais chopé par le bas du falzar pour le retenir.
— Bro ? M’enfin ? Je m’appelle pas Bro, mais Henri…
— Casses pas la tête Henri, avait enchaîné Adèle, c’est une langue étrangère, tu peux pas test !
— Ah, askip c’est là que je suis censé me mettre en PLS, lui demandais-je malicieusement.
— Check ! M’avait-elle répondu avec un gros clin d’œil appuyé des deux yeux (va falloir que je lui apprenne avec un seul, c’est mieux).

J’avais un instant imaginé le gamin verser par dessus bord et revenir à la plage d’un crawl puissant tout en tirant notre plate avec les dents et attrapant un ou deux sandres de plus avec les pieds… Non, pas crédible, son téléphone est pas étanche !

Alors on avait continué un peu avec Adèle et nos deux cannes tandis que Nicolas, de guerre lasse, avait fini par ranger son téléphone et filait un coup de main avec l’épuisette.

On dira donc que c’est grâce à Adèle et lui qu’on aura largement de quoi nourrir tout le monde samedi prochain. C’est en tout cas ce que je dirai pendant le barbecue à la compagnie… Fin valab’ !

Notez qu’il nous aura fallu moins de deux heures pour commettre ce qui restera assurément dans les annales du lac de l’auberge des Blogueurs, foi de pêcheur ! Quel tableau…

J’avais la remorque attaché à mon destrier, celle-là même que m’avait offerte Mlle Desfontaine — je ne l’avais appris que sur le tard et je n’ai pu l’en remercier, c’est dommage — pour ramener tout ce petit monde d’abord à l’auberge, puis ensuite à la maison, délesté des deux minots, pour finir de les vider — nan, j’ai pas dit les gamins, faut suivre ! — et les coller au frigo le temps de les ressortir le moment venu.

Faudra que je note sur mon agenda de m’occuper des brochettes et de la sauce samedi matin.

J’ai pas eu le temps de lui dire, occupée qu’elle était à discuter de rushes et de vidéos Youtube avec Nicolas, mais j’suis fin fier qu’elle ait réussi à sortir mon lascar.

Pour en revenir à vos rêves en couleur, savez vous que Borowski les attribuent au phosphore qui est contenu dans le poisson ? Moi je préfère m’en tenir à Freud, c’est plus rigolo. Qu’est ce que vous en pensez ?[1]

PS : Répétez six fois sans s’arrêter et sans rigoler le titre de ce billet ! Les chaussettes de l’archiduchesse…

Note

[1] Oui, oui, j’adore toujours ce film !

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