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Natacha, dite Natou 13

Chambre 4 puis serveuse

Adieu Natou, je t'aimais bien.

Ma Galinette

Si tu lis ça, c’est que tu t’es décidé à écrire ta journée d’hier. Et oui, c’est moi qui l’ai créé ton blog, alors bé sûr, j’ai les codes, tu pourras les changer si tu veux. Je suis revenu discrètement à l’auberge pour récupérer toutes mes affaires, j’ai profité que tu sois pas dans la chambre. Je sais que tu es en train de faire une partie de pétanque près du lac avec tes nouveaux amis. Tu dineras surement avec eux, c’est très bien. Tu lis ça, ce doit être dimanche matin maintenant et je suis déjà loin, je sais que c’est le matin que tu écris. J’avais pas prévu de te laisser un mot mais quand j’allais emporté mon ordi, je suis tombé sur tes textes. J’ai fait le curieux. De toute façon, vu que tu allais me détester, je n’étais plus à ça près. J’ai tout lu. Bé j’ai bien fait. Je suis rassuré. T’es une sacrée nine, t’as du caractère et le don pour te faire aimer. Je le sais bien, vaï, vu que je me suis fait prendre.

J’ai choisi d’écrire ici, pour que tes folovers y sachent que je t’aime pour de vré, que je suis bien le salaud qu’ils pensent tous et surtout qu’ils veillent bien sur toi.

Dans un de tes billets, tu demandes à ton père s’il m’aurait bien aimé. Je peux te le dire, Natou, ton père, y m’aurait détesté, peut-être même qui m’aurait tué d’un coup de carabine pour que je te laisse tranquille. Je l’ai pas connu directement, mais on disait de lui qui savait se faire respecter. Peut-être bien que ça lui a couté cher. Enfin bref, c’est pas la question.

Tu ne me reverras pas, ma Natou. Là où je vais, je peux pas t’emmener. Ils te l’ont dit tous, et toi, tu voulais rien savoir. De trahir cette confiance-là, que tu as eu en moi, c’est ce qui me fait le plus mal. Mais ils avaient raison, tous ! Ton oncle, ta mère, tes nouveaux amis, je suis pas ce qu’on peut appeler un mec bien. J’ai fait pas mal de mauvaises choses dans ma vie, c’est comme ça que je gagne cet argent, celui qui est dans l’enveloppe que je t’ai laissé. Je vais pas te raconter quoi, qu’est-ce. Tu le découvriras un jour. Tu liras le journal et tu y verras ma trogne. Ils diront bien quel salaud je suis. Et tu pourras te dire que tu l’as échappé belle.

J’étais pas sensé tombé amoureux de toi, je devais juste t’amuser un peu, le temps de faire flipper ton oncle et qui paye ce qui nous doit. Mais, je me suis fait prendre comme un couillon. T’as pas de souci à te faire maintenant, pour ton oncle, ta mère et toi, vous êtes à l’abri, j’y ai veillé. Mais ça doit s’arrêter maintenant, les conneries.

Je te laisse l’ordi finalement, tu en auras plus besoin que moi, j’ai effacé ce qui devait l’être. Et si un jour on vient te le réclamer, bé donne leur, c’est pas grave. Tout sera bientôt réglé pour de bon de ce côté-là aussi.

Hoï, tu vas peut être crier et pleurer, et pas comprendre, je peux pas répondre à toutes tes questions, mais j’espère que tu vas continuer ta belle vie de soleil et que j’aurai pas été un nuage trop gros à digérer. Vé voilà que je fais le poète. Pardonne-moi si tu peux, déteste-moi, c’est le mieux et je le mérite vraiment.

Crois-le, je t’aimais comme un couillon et c’est la pire bêtise que j’ai faite de ma vie, te laisser entrer dans la mienne. J’aurai pas dû et ça, je crois pas que je me le pardonnerai un jour. J’ai fait l’égoïste. J’espère encore un peu que je souffre plus que toi, ce serait mérité.

Bon allez, ça suffit Toni, lèves ton cul de cette chaise ! Sort de cette chambre avant qu’elle n’y revienne ! Sors de sa vie ! Va pas lui faire plus de mal encore ! Ça suffit

Tchao bella.

Toni.

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