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Éric Javot

Chambre 16

Éloge de la paresse...

« Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver ! »

 

Farniente, farniente !

 

Je me rends compte que dans mon monde de fou, je ne prends jamais la peine de regarder passer le temps sur l’écran de la vie, en spectateur tout simplement, comme au cinéma, confortablement assis dans un fauteuil. Je devrais le faire plus souvent, c’est instructif !

 

Tout bonnement laisser le téléphone dans la chambre, que cela parait difficile ! Comme un cordon ombilical que l’on coupe ! Plus d’alertes d’info, de pub, d’assistant personnel, de calendrier, de SMS, plus de sonneries intempestives ; juste en communication avec soi-même.

Aucune notification pour m’expliquer que je peux encore faire mes 10000 pas aujourd’hui. Pas d’avertissement pour me dire que le monde va mal, qu’il y a des bouchons sur les routes ou que Trump a encore dit une connerie.

Le monde tourne sans moi et c’est bien !

Moi, dans ma tête, je me tourne des films pour un jour tourner le monde !

 

Repos…

 

XX. Ext.jour/ Plage de sable blanc et fin :

 

Lauren Baccal et Richard sont entièrement nus. Lauren Baccal  sort de la mer bleu turquoise. Son corps mouillé brille au soleil. Elle s’allonge sur le ventre directement sur le sable. Richard revient avec une noix de coco dans la main. D’un coup de machette bien ajusté, il coupe la noix en deux et la tend à Lauren. Elle se retourne et s’assoit, prend la noix dans les mains et en boit son jus. Un filet de lait de coco coule le long de la lèvre, et vient goutter sur un sein gonflé pailleté de grains de sable. Elle regarde intensément Richard. Il s’agenouille devant elle, lui prend le visage entre les mains et l’embrasse vigoureusement, les deux corps se collent l’un à l’autre ; ils font l’amour sur la plage déserte.

 

XX. Ext.jour/mer :

 

Différent plan sur des dauphins jouant et sautant ensemble dans la mer bleu turquoise.

 

XX. Ext.jour/ Plage de sable blanc et fin :

 

Toujours nus, Richard et Lauren Baccal sont allongés côte à côte. La tête de Lauren est posée sur l’épaule de Richard. Tous les deux sourient, comme perdus dans de lointaines et agréables pensées.

Soudain, Lauren Baccal se redresse et se tourne vers Richard, le fixant dans les yeux.

 

Lauren Baccal

Richard, je voulais te dire…

Peuchère, té que régalade tout ça…

 

————————

 

Je l’avais déjà remarqué à l’auberge, on ne peut pas faire autrement. Le verbe et l’accent exacerbé, elle fait partie de ces gens qui ne savent pas que l’on peut passer inaperçue ; a quoi bon d’ailleurs !

C’est du haut en couleur, la petite touche de chaleur qui te rehausse  le goût à la  vie quand tu en as besoin ou qui t’agace quand tu aspires au calme…

 

Elle ressemble à Claudia Cardinale dans sa jeunesse, mais en trop maquillé. Le gars avec qui elle parle, grand, costaud, à la mine patibulaire, lunettes noires, cheveux court très brun, semble tout droit sorti d’un épisode du parrain, genre deux ou troisièmes couteaux.

 

Je n’ai rien capté de se qu’ils se causaient ces deux-là, surtout elle d’ailleurs, lui écoutant plutôt. J’ai juste entendu la musique de sa voix : ça chantait bon  la cigale, le pastis et la bouillabaisse.

Dans le cinéma d’antan, elle n’aurait pas dépareillé dans les films de Pagnol mais elle aurait pu tout aussi bien donner la réplique à Fernandel…

 

En fait, à y regarder de plus près, j’ai l’impression que cette auberge est une réserve de rôle ! Je ne sais pas si je vais trouver ma prochaine histoire, mais sûre qu’il y a déjà les personnages !

 

 

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