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Éric Bandilo

Chambre 19

Un papillon heureux de sortir du cocon de sa chrysalide.

Quelle semaine ! Le temps a encore filé. Tout est tellement agréable, surprenant, remuant. Ces émotions enivrantes donnent de l’énergie et alimentent une boulimie de sensations et d’échanges… C’est vraiment un cap d’être loin de ce quotidien si longtemps chéri et découvrir une autre vie. Claire, les parents, les proches… être éloignés permet d’alimenter la qualité des échanges, des liens. Rien ne creuse de fossé, au contraire. C’est un putain de soulagement, la peur d’avoir mal de cet éloignement, même en sachant qu’il est temporaire, ne pèse plus. S’ouvrir vraiment aux autres devient possible, ouvrir son propre cœur vers tant de possibles, une vraie boîte de Pandore ce séjour.
Bientôt, le départ pour la prochaine mission va donner l’occasion d’accélérer cette sortie du nid. Au retour, le petit-grand garçon aura encore pris de l’assurance, tracé son chemin, la mue aura progressé. C’est pas mal d’avoir cette étape pour revenir, se sentir plus fort pour amorcer des conversations avec ceux qui ne seront plus complètement de parfaits inconnus.
Au boulot, c’est toujours génial. Les discussions avec les paysans du coin, c’est comme de prendre une dose de bonheur à chaque rencontre. Rien de tel pour compléter les études : les mains dans la terre, les genoux dans la boue. Chaque jour apporte son lot de ce que tel ou tel pratique pour éviter les pesticides et autres naturocides. Chaque jour interroge que cette foutue vie urbaine. À ce point, c’est un choc.
Il y en aurait une autre de rencontre… Marie-Antoinette Xavier, LA pilote de moto rallye, est à l’auberge. Pouvoir discuter avec elle et pourquoi pas lui demander des conseils… le truc de dingue ! Ça gamberge pour trouver le moment de lui parler. Déjà, de voir une championne aussi sympa et pas seulement en photo dans les mags de moto, c’est incroyable, qui aurait pu parier là-dessus ?! Même si de plus en plus, la moto semble tant à l’opposer d’un besoin fort de respecter la nature… Reste qu’ici, se déplacer sans ne serait pas possible, joindre toujours l’utile au plaisir de rouler s’impose. La nostalgie qui pointe des virées sans buts passera bien, c’est comme choisir de ne plus manger de viande même si on trouve ça bon. De tels choix si étayés ne pèsent finalement pas.
Et si Marie-Antoinette est un peu en retrait, c’est rigolo, car il y pas mal de « sauvages » comme bibi, qui se parleraient bien mais qui n’osent pas. Au moins, y a pas à se sentir seul sur ce terrain-là. Heureusement, ce sont des randonneurs, alors entre amateurs de sentiers, les croisements de PR et GR devraient donner des opportunités de cheminer de conserve. Peut-être que certains seront demain au brunch jurassien, ce sera déjà cheminer de fourchette. Ici, qu’est-ce qu’on mange bien ! Et le menu de demain… de quoi aller rêver.

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