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Natacha, dite Natou 13

Chambre 4

Aïoli mes petits folovers

J’ai cassé mon smartefone hier soir, en le laissant tomber dans les cabinets. Tout marche sauf, les photos !! J’étais toute escagacée. Je m’suis dit que j’pourrai plus vous montrer mes aventures. Mais mon Toni, qu’à toujours des bonnes idées, y m’dit

- T’as qu’à leur écrire
- Ben c’est que j’aime pas trop ça.
- T’as tort ! qu’y m’dit, ça t’entrainerait ! Moi j’veux une petite femme qui sache aligner 3 mots !
Ça m’a motivé, ça compte qu’il soit fier de moi. Toni me dit
- Tu peux faire comme un journal intime
- Intime ? ça va pas non ! tu veux pas que je raconte nos …
- Nos quoi ? Ah ! mais non, l’intime c’est pas que le sexe. Intime c’est juste comme si tu parlais à ta mère, ou à quelqu’un de ta famille, ou à tes followers, tu parles par écrit.
- Parler par écrit… ça me plait ça. Mais je vais faire plein de fautes. Ma prof de français, au collège, elle disait que j’étais une brèle !
- T’es une brèle ! Mais on s’en fout ! Tout le monde est une brèle ! Allez chérie, oublie ça, c’était pour rire !

Sauf que j’ai pas envie d’oublier. Chui testarde quand je m’y mets. Alors j’ai pas lâché. Toni a fini par me montrer, sur son ordi, comment ça marche les trucs qui corrigent, et tout et tout. Il a même accepté de m’le prêter pour que ce soit plus facile que sur mon smartefone. Et il m’a montré comment on fait un « blog ». C’est rigolo ce mot « blog ». Il est gentil mon Toni. Alors voilà, je passe de instagrameuse à bloggeuse. J’espère que vous me suivrez mes petits folovers. Bon maintenant faut que je vous raconte notre arrivée, parce que tout ça, c’était hier. Mais aujourd’hui c’était un truc de fada !

On est arrivé à l’auberge. (Une auberge en fait c’est comme un hôtel, mais c’est plus petit, tu vois et c’est dans la pampa) Bon, j’ai été patraque dans la voiture. Toni s’est arrêté juste à temps pour que je dégobille pas sur les fauteuils de son 4*4. Faut dire que les routes, ça tourne, ça tourne, j’ai cru que ça s’arrêterai jamais ce manège ! Mais quand on est arrivé ! Oh peu chère, ces montagnes ! C’est beau quand même ! Tu vois Marseille, les calanques, c’est le plus bel endroit au monde. Enfin je dis ça, parce que c’est ce que mon père disait toujours, mais en fait, tu vois moi, j’en sais rien, j’ai jamais rien vu d’autre, sauf à la TV. Mais les montagnes, là, et le lac ! Vé, j’en étais ébaubi ! Toni, s’est marré, il m’a dit, « ferme la bouche chérie on dirait un Gobi ».

J’ai cassé le talon de mes Louboutins sur les graviers devant l’auberge, du coup je suis entrée pieds nue. Ça m’a rappelé quand j’étais petiote. Je cavalais toujours les petons à l’air. Ça faisait rire mon père, il m’appelait la biquette. Mais ma mère elle criait « Tu veux en faire une sauvageonne ! » Toni aussi a hurlé « Au prix ou je les ai payés ! Tu pourrais faire gaffe ! » Mon Toni, il crie fort, mais la minute qui suit il rit aussi fort et le contraire.

Y me dit « va chercher les clés de la chambre, je prends les bagages ». J’entre, j’vois plus rien, y fait aussi noir que dans le trou cul d’une vache. Je dis à la cantonade « oh, lala, fait tout sombre ! » J’entends une grosse voix qui me dit « Attendez je vais allumer les lumières ». Un grand monsieur s’approche et m’enlève mes lunettes de soleil !! Oh là là ! Qué cougourde je suis ! Té ! Que j’ai rigolé, j’avais oublié que je les avais sur le nez !

Le monsieur sourit en regardant mes Louboutins dans ma main. Alors j’explique. Il sourit de plus belle. Alors je ris. Alors on rit.

C’est un grand bonhomme sympathique ce Monsieur. Il me dit :
- Je me présente je m’appelle Henri, (il sourit encore), je suis le … (un mot compliqué que j’ai pas bien compris, « fato tom » ?) de l’auberge. Votre nom s’il vous plait ?
- Moi c’est Natacha mais tout le monde m’appelle Natou.
- J’ai besoin de votre nom de famille pour la réservation »
- Ben Toni m’a dit que c’était fait
- Quoi donc ?
- Ben ce que vous dite là, la réservation.
- Ah oui, non, mais j’en ai besoin pour vous retrouver dans la liste et savoir dans quelle chambre vous êtes.
- Ah oui ! ah d’accord !
Je recommence à rire ! Lui aussi. Là-dessus Toni entre
- Ben alors, t’as les clés ?
- Bonjour Monsieur, A quel nom avez-vous réservé ?
- Antonio Manilla
- BONJOUR Monsieur Manilla. Votre chambre est au premier
- Y a quelqu’un qui pourrait monter les bagages ? Cette jolie cruche qui m’accompagne est venu avec de quoi habiller la ville de Marseille !
- Mais certainement. Laissez ça là, je vais m’en occuper.
- Ben, tu viens Chérie !
- Toni ! (Je cris tout bas pour pas que monsieur Henri entende) Toni !
- Quoi ? Qu’il me répond sur le même ton.
- Prends en quelques-uns quand même ! ça me gêne !
- Ben si ça te gêne, t’as qu’à les porter toi-même !
Et il disparait dans les escaliers. Je regarde Monsieur Henri. Je lui souris et là il me dit :
- Casse pas la tête Natou, je m’en charge.
Je l’aime bien déjà ce monsieur Henri ; Il met à l’aise.

Et nous voilà dans la chambre ! Mon Toni est déjà sous la douche, y m’dit qu’y va courir tout de suite après et qu’on se retrouvera pour le diner au restaurant de l’auberge.

Moi je suis allongée sur le lit, tout heureuse de cette aventure qui commence. Un bel été nous attend.
Monsieur Henri apporte les bagages, la tête comme un gratte cul sous l’effort. J’ai un peu honte quand même. Toni, il a l’habitude que les gens travaillent pour lui. Mais moi, ça me met mal à l’aise alors je me précipite pour l’aider, et puis je me mets à parler, parler. Je sais même plus ce que je lui aie dit. Il a disparu et je me suis retrouvée seule. Là, j’attends que Toni parte pour défaire les valises et après, zou, j’vais au lac.

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