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P. Vergnes

Chambre 18

Un défi à relever

Une panne de wifi dans les chambres rendant impossible la publication de ma lettre, je m’étais promis de le faire depuis le salon, après le dîner. Comme je n’avais pas pris mon ordinateur pour aller au restaurant et qu’une fois remonté j’ai attendu en lisant que l’agitation normale des résidents se calme un peu, j’ai fini par m’endormir du sommeil du juste, le livre à la main, les lunettes sur le nez et tout habillé sur le lit. Je suis désolé si, impatiente de lire après avoir reçu mon texto contenant le lien vers ce journal numérique, et ayant trouvé page blanche, je vous ai déçue.
Voilà donc ma lettre d’hier. Bonne lecture !

Chère Amie,

Pardonnez-moi cette petite familiarité…

Vous m’avez mis au défi, il y a quelques semaines de sortir de mes habitudes et de ne pas m’isoler dans le chalet familial pour boucler mes impératifs académiques. Je l’ai relevé en réservant dans une auberge qui vient de rouvrir… Dans le Jura. Comment ça je triche ? Vous n’aviez qu’à mieux définir le défi, très chère !
J’ai quand même un peu corsé l’affaire en décidant de tenir, durant mon séjour, un journal (numérique, vous connaissez mon engagement pour ce support). Je me suis inspiré de Camus lors de sa tournée en Amérique du Sud à l’été 1949. Vous m’en avez tellement parlé de cette correspondance avec Maria Casarès que je m’y suis plongé, avec bonheur et délectation, tout comme vous.

Je suis donc parti ce matin, prenant le chemin des écoliers, dans ma fidèle et vieille petite bavaroise. Après un arrêt dans le village de Pollox (le plus près de l’auberge et sur ma route) qui est assez typique et m’a rappelé celui près du chalet de mon enfance, je suis arrivé assez tôt à l’auberge. Bien avant l’heure des enregistrements. Aussi suis-je parti marcher, en reconnaissance. J’ai fait le tour du petit lac. Immanquablement, je finirais par remonter le cours d’eau qui l’alimente. C’est très bucolique, parfait pour se vider la tête du travail. Il y a plusieurs bois autour de l’auberge où vous vous plairiez à vous y perdre. Avec la petite pluie qu’il n’a pas manqué d’y avoir, cela embaumait la sève de résineux et l’humus. Comme cela vous plairait, chère Amie.

Je vous écris de ma chambre. Elle me plaît beaucoup. Elle comporte deux fenêtres ce qui éclaire bien la pièce malgré le ciel assez gris. Elle est propre et sent presqu’encore la peinture fraîche. Il émane de ce lieu une atmosphère calme, au charme légèrement suranné. Et la salle de bain n’en est pas une puisqu’il s’agit d’une douche, ce que je préfère par-dessus tout. Ce qui ne gâche rien, la pièce étant particulièrement bien agencée, la douche est spacieuse, avec un pommeau-pluie au plafond, parfait pour ma taille.

Tandis que je noircis la page blanche, je sirote un thé. Il y a une bouilloire et une cafetière. Comme vous m’avez définitivement converti au thé, j’en ai apporté de deux sortes, noirs bien sûr, ainsi que des petites capsules de lait, ou crème je ne saurai dire, ainsi que des sachets de lait en poudre. Ainsi suis-je paré pour tenir tandis que je travaillerai… dès demain !
Je me suis préparé un petit planning journalier. Mais avant de vous en parler, je me dois de le tester.

J’ai croisé quelques personnes, je vous en parlerai plus la prochaine fois.

Bien à vous chère Amie

P. V

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